Le vague à l’âme qui m’étreint au crépuscule de cette nuit est-il le reflet de mon âme ?
La douleur ressentie à l’ores de ma conscience, mon trône éternel ?
Quel est ce sentiment diffus effleuré lors nos palabres ?
Ce néant de détresse non prononcée sera-t il ma cage?
Non, je ne veux pas qu’il s’installe !! Qu’il s’en aille… loin.
Je voudrai lui crier« Que me veux-tu ? », « Va-t-en ! ».
« Je ne suis pas ton esclave, juste une prisonnière de passage. »
« Une proie de l’ombre vaporeuse qui fuit devant la noirceur de ton abîme. »
Je me débats, intriguée et chagrine…
Que s’est-il passé en ce jour ? Dans la douce quiétude de cette salle ?
Une de mes phrases répétée avec douceur…Comment a-t-elle pu déclencher cette souffrance aveugle ?
Et cette sensation d’étouffer accompagnée de sanglots ? D’où vient-elle ?
Non, je ne veux pas savoir… Je ne suis pas prête. Chut ! Rendors toi douce inconnue, rendors toi, je ne désire pas te connaître. Retourne dans les méandres de mon âme. S’il te plaît…
Peut-être un jour, les chaînes de ma réserve se briseront, je te le promets, je t’accepterai alors. Je t’accueillerai comme on accueille une vieille amie…
En attendant, soit gentille, retourne à ta place, retourne là où l’inconscience est reine et l’oubli le maître des émotions enfouies.
Bientôt il sera temps… Bientôt.
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